Petits crimes sous le Second Empire

Jean-Louis Vissière

Labyrinthes, Editions du Masque 2008

Le Second Empire offre une riche collection de faits d'hiver : le meutre de l'archevêque de Paris à l'élimination du journaliste Victor Noir par un parent de l'Empereur, ce régime rime bien souvent avec crime. Le souverain lui même n'est pas à l'abri : il y eut diverses tentatives d'assasinat par les républicains français qui voyaient en Napoléon III un despote à abbattre. De leur coté, les patriotes italiens exilés en Angleterre étaient convaincus que sa politique à l'égard du pape et de l'empereur d'Autriche faisait obstacle à l'unité italienne. Eux aussi l'avait condamné à mort et c'est par miracle qu'il échappa au spectaculaire attentat d'Orsini.

Devant ces menaces, le régime se durcit : tout parole jugée immorale et donc subversive est immédiatement censurée. C'est ainsi qu'on assiste à la persécution des auteurs devenus depuis les maîtres incontestés de notre littérature : Hugo, Flaubert et bien sur Beaudelaire, dont les décadentes fleurs du mal firent frémir le pouvoir au même titre que les bombes artisanales.

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