La constitution de 1852

Préparée par des fidèles de Louis Napoléon Bonaparte et fortement inspirée par lui, la Constitution promulguée le 14 janvier 1852 a été rédigée en une nuit par Rouher, Troplong (futur président du Sénat impérial) et Meynard. L'équilibre de ce texte est peu modifié lors du rétablissement de l'Empire, le titre d'Empereur se substituant aisément à celui de Président d'une République devenue fictive.

Le suffrage universel, requis pour l'élection du Corps législatif, et les plébiscites sont soigneusement neutralisés par le système de candidatures officielles et les diverses pressions qui entourent les scrutins. La marge de manoeuvre des députés, qui sont tenus de prêter un serment de fidélité à l'Etat, est très réduite (absence de publicité des séances, pas de droit d'interpellation, veto possible de l'Empereur...). L'Empereur est l'unique détenteur du pouvoir exécutif. Il possède l'initiative des lois et peut seul les promulguer. Dans son travail législatif, il est aidé par le Conseil d'Etat, également tribunal administratif suprême. Le Sénat a quant à lui un rôle essentiellement constitutionnel.



Photographie colorisée de Napoléon III

L'une des premières décisions de Napoléon III sera de rendre la liberté à l'Emir Abd El-Kader. Celui ci avait organisé la résistance à la conquête de l'Algérie par la France. Après la prise de la Smala par le duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe en 1843, l'Emir avait du se rendre au général Lamoricère en 1847.



La soumission d'Abdelkader

Il est interné au château d'Amboise avec sa suite d'une centaine de personnes avant que Napoléon III ne lui accorde en 1852 le droit de s'établir dans l'empire ottoman avec une pension du gouvernement français.

Abd el-Kader recevra de Napoléon III la grand-croix de la Légion d'honneur pour avoir protégé en 1860 les chrétiens de Syrie, victimes d'émeutes meurtrières.



L'émir Abd el-Kader




 
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