L'éducation du Prince Impérial

Lorsque la famille impériale fut la France en 1870, elle se réfugie en Grande-Bretagne. Le temps d'organiser la vie en exil... L'arrivée de Napoléon III en Angleterre (il était prisonnier en Allemagne)... La vie des souverains déchus s'organise à Camden Place. Au début de 1872, le prince est inscrit au King's College de Londres où le rejoint Conneau. Ensemble ils préparent le concours d'entrée à l'académie militaire de Woolwich où ils seront tous les deux reçus.


L'accadémie militaire de Woolwich

Louis n'y entre pas en prince mais en simple élève, ayant subi les mêmes épreuves que les autres candidats. L'adversité a prématurément mûri le jeune homme qui est présenté à ses camarades le 10 novembre 1872. En compagnie d'Augustin Filon et de Louis Conneau, il va s'installer dans un modeste cottage, au 51 Woolwich Common, et ne regagne Camden Place qu'aux week-ends, pour retrouver ses parents, l'Empereur toujours très attentif à ses progrès, soucieux de sa formation et de son avenir.



Statue du Prince Impérial
à l'accadémie militaire de Woolwich

Deux mois après la majorité du Prince, en 1874, le tsar Alexandre II visite officiellement Woolwich et réserve au Prince impérial un accueil remarqué. Son ami Conneau a quitté l'école pour se présenter à Saint-Cyr, c'est donc seul que le Prince Impérial termine son cycle d'instruction. Entré au 27ème rang, il sort 7ème sur 34 promus au grade de lieutenant, le 19 février 1875, succès jugé particulièrement remarquable pour un étranger.

Parallèlement à ses études militaires, le prince n'a cessé de s'intéresser à la politique française, même s'il a décidé d'attendre son heure et de ne pas se lancer dans des déclarations hasardeuses. Rendu à la vie civile, le prince, qui signe maintenant Napoléon, va pouvoir se consacrer à son rôle de prétendant, dont il tient à assumer les responsabilités. En dehors des informations officielles que les députés bonapartistes, les anciens ministres ou anciens fonctionnaires de l'administration impériale lui font tenir, il demande à ses amis, le plus souvent de jeunes officiers français, de lui établir des dossiers sur les points précis qui l'intéressent, tant dans les domaines sociaux ou économiques que sur des questions militaire.




 
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